Nouvelle année, vœux et intentions ???
Nouvelle année, vœux et bonnes intentions ???
J’espère que vous allez bien en ce début Janvier, que la plongée dans le portail de Yule fût riche, intense, profonde et le plus en conscience possible. Et que les fêtes de fin d’années vous ont apporté la douceur et la chaleur dont vous aviez besoin. Que vous avez trouvé la lumière dans le lien avec vos proches et l’abondance dans les cœurs.
Je sais aussi, que ce n’est pas la réalité que beaucoup d’entre nous vivons et que cette période peut être synonyme d’angoisses, de tristesse, de solitude, de conflits, de fatigue, voir de désespoir. Dans ce cas je vous souhaite de trouver les ressources nécessaires pour être votre propre lumière et source de chaleur. Plus facile à dire qu’a ressentir, je sais.
Ici l’immersion dans les abysses de l’obscurité fut plus profonde que jamais. De nouveaux espaces de compréhension se sont ouverts, pas là ou ils étaient attendus ( évidement ;) La mort symbolique de la nature n’avait jamais été aussi prégnante, dans mon corps et dans mon cœur. Le temps est encore à l’intégration, au repos. D’ailleurs nous avons grapillé un jours de plus de vacances, mes filles étant malades pour la reprise. Parfait pour contempler les flocons venant toucher Terre.
Il serait de bon ton que je vous souhaite une bonne et heureuse année, seulement voila cette année, j’ai le sentiment que cela sonne faux. Pas que je ne vous souhaite pas tout le meilleur, évidement que je vous le souhaite. Mais plutôt que ce n’est pas encore le temps. Je ne ressens pas encore cet élan dans mon corps, cette montée de l’énergie, cette envie de remonter à la surface. Et ce, même si nous entrons dans une nouvelle ère, le moment n’est pas encore venu.
Une de mes prises de conscience de cette année est la fourberie de notre calendrier occidental. Je le savais déjà pas en accord avec les cycles des saisons, du moins pas tout à fait. Les Solstices correspondants plutôt au points d’exergue des saisons qu’à leur commencement. L’année n’a pas toujours été découpée en 12, avec des mois de 30, 31, 28 et certaines années 29. Ce qui objectivement est un non sens et manque cruellement de simplicité.
Car si on prend le nombre de jours dans l’année (364) et qu’on le divise par 13 mois ( au hasard ;) on tombe sur 28 jours, tout pile, exactement comme le cycle lunaire, pas un jour de plus ou de moins à ajouter tous les 4/5 ans. 13 mois dont on garde les vestiges avec le fameux 13eme mois de salaire, comme un ultime affront de la société de consommation. 28 jours c’est aussi la durée moyenne d’un cycle menstruel. Conservé un calendrier calé sur le cycle lunaire/menstruel aurait été donné bien trop de pouvoir et d’importance au cycle de la Nature et par conséquent à celui des Femmes. Alors en son temps, l’Église, le pouvoir en place, a été jusqu’à changé notre façon de concevoir le temps, une façon de plus de nous déconnecter de nos corps, de leur temporalité. C’est dire le pouvoir et la peur que les Femmes inspiraient et inspire aux Hommes.
Et avec ce découpage erroné du temps, nous avons perdu la sagesse des cycles de la nature qui nous invite au repos durant l’hiver, un repos qui si on s’en tient aux cycles de la Nature devrait se prolonger jusqu’à début février ( Nouvel An Chinois) au contraire c’est la course effrénée à la consommation (Noël, les soldes, etc).
Tout cela est bien mignon mais la réalité est que nous vivons actuellement dans cette société, misogyne, patriarcale, capitaliste, où l’on fait la guerre à son voisin pour lui prendre ses ressources tout en étant recommandé pour recevoir le prix Nobel de la paix, où des génocides ont lieu pour satisfaire des idéaux religieux alimentés par cette soif incessante du pouvoir phallique de dominer. Comment trouver le repos, le refuge intérieur quand tout autour de nous semble s’effondrer, sans avoir l’impression de fermer les yeux. Je n’ai pas de réponse toute faite, mais je sens que cela vient dans un subtil équilibre entre le collectif et l’individuel. Car tout ce qui se passe dehors, se passe dedans. Que c’est en reprenant notre pouvoir, en le réclamant, en le vivant que nous pouvons agir pour nous, pour les autres. Que si nous sommes épuisées nous ne pourront rien, que notre colère, notre fureur de vivre pour un monde plus juste doit être nourrit par ses espaces intérieurs, de repos, d’introspection et de respect de nos besoins vitaux.
Alors je crois qu’au terme de cet article, ce que je vous souhaite, c’est d’avoir l’espace, l’énergie, le mouvement, l’élan vital pour tâtonner a trouver l’équilibre entre ce que vous êtes, vos besoins primaires, du corps, de l’esprit, vos besoins intellectuels, vos besoins spirituels, créatifs, etc et la société tellement imparfaite dans laquelle nous vivons et dont on ne peut s’extraire et dans laquelle il faut agir pour tendre a retrouver l’équilibre à l’échelle collective.
OM SHANTI
Camille